Les Rangeardières, 17 juin 1915

Cher Monsieur,

Votre fils, dont je ne connais que cette Marjolaine, était doué surement; il avait écrit là plusieurs vers admirables, d'un coeur profond, pleins de sens et de mélodie, et je suis triste de penser que nous ne lirons pas le poème véritable qu'il aurait écrit plus tard.
Je vous exprime mes biens cordiales sympathies, car je peux comprendre votre peine, moi qui ai deux fils et un gendre sur la ligne de combat, trois enfants, dont deux ont été blessés.
Croyez je vous prie, cher Monsieur, à mon fidèle souvenir.

René Bazin



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